Un mois après avoir annulé sa tournée en Australie et en Indonésie, Petit Biscuit publie « insomnia ». Dix titres, vingt-cinq minutes, sortis le 21 octobre sur Écurie, le label par lequel il publie sa musique en indépendant.
En septembre, Mehdi Benjelloun expliquait sur Instagram que sa santé mentale s’était dégradée ces dernières années. « Mon corps est en état d’alerte permanent, d’une manière que je n’aurais jamais imaginée », écrivait-il en annonçant l’annulation de ses dates.
Le disque, lui, était annoncé depuis l’été. Petit Biscuit le décrit comme un terrain qu’il n’avait « jamais exploré ». Au média australien The Music, il raconte avoir passé des heures à écouter des bandes originales de films et de la musique ambient, comme un retour « aux bases de la musique : les mélodies, le silence, la spatialisation et les tempos ». Il donne une seule consigne : écouter l’album « les yeux fermés ».
« early breeze » ouvre le disque avec Øneheart. Suivent endless withdrawal sur « whos around », NATURE sur « dear ocean » et drezzdon sur « it was true », jusqu’à « i’m here regardless ». L’artiste parle d’« une invitation à rêver, se détendre et explorer ». Le disque sort sur sa propre structure, un choix qui lui laisse, dit-il, une liberté artistique que beaucoup de labels ne lui auraient pas accordée.
Le 29 septembre, « dear ocean » a rejoint Sounds Right, une initiative du Museum for the United Nations (UN Live) et d’EarthPercent qui collecte des fonds pour la protection de la nature. Petit Biscuit y utilise des chants de baleines enregistrés dans la nature, un hommage à l’océan qui le « fascine depuis l’enfance ».
Le 14 octobre, une semaine avant la sortie, il a invité des amis sous le dôme du planétarium de la Cité des sciences et de l’industrie, à Paris, pour une écoute de l’album.





