Bandcamp interdit la musique générée par IA et réaffirme la primauté de la création humaine
Alors que l’intelligence artificielle s’impose de plus en plus dans l’industrie musicale, Bandcamp prend une décision radicale : bannir toute musique générée par IA pour protéger la création humaine et préserver l’authenticité artistique.
En ce début d’année 2026, Bandcamp prend une position forte et attendue dans le débat autour de l’intelligence artificielle et de la musique. La plateforme indépendante annonce officiellement l’interdiction totale de toute musique générée « entièrement ou de manière substantielle » par des outils d’IA. Un choix clair, assumé, et profondément aligné avec l’ADN de Bandcamp : défendre la création humaine et le lien direct entre artistes et fans.
Dans un communiqué intitulé “Keeping Bandcamp Human”, la plateforme rappelle que la musique n’est pas un simple produit de consommation, mais le fruit d’un dialogue culturel humain millénaire. Les musiciens y sont décrits comme des acteurs essentiels de nos communautés, bien au-delà de leur rôle de producteurs de sons. Cette nouvelle politique vise à garantir aux auditeurs que les œuvres qu’ils découvrent sur Bandcamp sont issues d’artistes réels, porteurs d’une intention, d’une histoire, d’une émotion.
AI Generated Music on Bandcamp
byu/bandcamp_official inBandCamp
Concrètement, toute musique générée majoritairement par IA est désormais proscrite, tout comme l’utilisation de ces technologies pour imiter un artiste ou un style existant. Bandcamp invite également sa communauté à signaler les contenus suspects, se réservant le droit de supprimer toute œuvre soupçonnée d’être produite artificiellement.
Cette décision intervient dans un contexte où des projets entièrement créés par IA accumulent déjà des millions d’écoutes sur les grandes plateformes de streaming, soulevant de lourdes questions éthiques et économiques. En prenant cette direction, Bandcamp s’impose comme l’un des rares espaces numériques à placer l’humain au centre de l’écosystème musical.
Un message fort, presque militant : à l’heure des algorithmes, la musique reste d’abord une affaire de personnes.