Bomel met le bleu en musique avec « Something Blue Should Know »
Le bleu n’est pas une couleur tranquille. C’est celle des fins de soirée, des trajets seul la nuit, de ce moment précis où l’entrain et le vague à l’âme cessent de s’opposer. C’est ce bleu-là que Bomel a cherché à mettre en son. Le producteur français travaille depuis quelque temps autour de la synesthésie, cette correspondance entre une teinte et un son. Something Blue Should Know en est le dernier chapitre, et sans doute le plus pop : moins de retenue, davantage d’éclat, un grain plus immédiat que ce qu’il proposait jusqu’ici. Reste sa marque de fabrique, ce piano sur lequel tout repose avant même que le morceau prenne sa forme électronique. Ici, il s’efface presque, laissant la place à un refrain qui s’accroche. Le bleu de Bomel ne déprime pas. Il accompagne.