Peacock Society : dernière danse pour un festival fondateur

Peacock Society : dernière danse pour un festival fondateur

Douze ans de résistance. Et une annonce qui fait l’effet d’un coup de massue sur la scène électronique parisienne.

 

Peacock Society a publié lundi un communiqué sans ambiguïté : l’édition 2026 sera la dernière. Après 15 éditions et autant de batailles pour tenir debout — décisions préfectorales, retournements politiques, hausse des cachets, séquelles du Covid-19 — la structure a atteint sa limite. Produire deux jours d’open air à l’Hippodrome Paris-Vincennes menaçait purement et simplement sa survie financière.

 

Plutôt qu’une annulation sèche, l’équipe a choisi de pivoter. Le format final se tiendra entre FVTVR et Wanderlust : quatre scènes, expérience open air et club, du jour jusqu’au petit matin, dans un espace transformé par une scénographie immersive. La promesse reste intacte — des esthétiques sonores mêlées, une circulation libre, des rencontres d’artistes uniques en France.

 

Une façon de ne pas partir en courant.

 

Les tickets déjà vendus restent valables pour le nouveau format. Des options de remboursement ont été communiquées par mail.

 

 

La fermeture de Peacock Society dit quelque chose de plus large sur l’état du secteur : les festivals indépendants français absorbent depuis des années des coûts que les jauges ne compensent plus. Certains s’adaptent, d’autres disparaissent. Peacock choisit une troisième voie — terminer sur ses termes, avec ses valeurs, pour son public. Quinze éditions. Une dernière fête. Toutes et tous ensemble.

 

Photographie par @raphael.chene

Inscrivez-vous à notre Newsletter