Little Festival fête 10 ans : Landes, soleil et électro
Dix ans, ça ne se fête pas — ça s’assume. Le Little Festival revient en 2026 avec une édition anniversaire qui transforme la côte landaise en épicentre estival de l’électro française.
Du 29 juillet au 2 août 2026, Seignosse, Hossegor et Capbreton fusionnent le temps d’une semaine. Cinq jours. Trois villes. Un territoire qui a su, en une décennie, imposer sa propre esthétique : solaire, libre, portée par l’Atlantique et l’odeur de la résine.
Le Little Festival n’a jamais cherché à être le plus grand. C’est précisément ce qui le distingue. Là où d’autres misent sur la démesure, lui cultive une cohérence — musique électronique, street art, culture surf — trois univers qui partagent le même rapport à l’instant, à la glisse, au flow. Cette édition anniversaire ne rompt pas avec cette logique. Elle l’affirme.
Au rayon des noms, la programmation dit beaucoup sur la trajectoire du festival. En tête d’affiche : Bon Entendeur, duo emblématique de l’électro française, dont la house mélancolique et les samples cinématographiques ont conquis une génération entière. À leurs côtés, Synapson, poids lourd de la nu-disco solaire, et Creeds b2b Gonzi, pour les amateurs de sets à haute tension. Emma Ollivary, Shanixx, Mandragora, Olympe4000, DJ Schnake ou encore Yasmin Regisford complètent un plateau principal qui dessine clairement la couleur de l’édition : deep, organique, dansant. Sans esbroufe.
![]()
Un espace Garorock — partenaire historique — accueille également Kalabass, Sabor A Mi et le Secte Sound System, preuve que le festival sait ménager ses ponts avec l’écosystème régional. La scène émergente, dense, réunit une trentaine d’artistes supplémentaires : Antoine Sy, DJ Jof, Loov, Mockoff, Supplément Groove, Wallm, ou encore le collectif Nous Festival Take Over avec François Del Mundo, Un Mensonge Par Jour et Rem’s Martinez. Une façon de rappeler que le Little Festival a toujours servi de rampe autant que de destination.
Côté street art, Ajurya, Babapt et Mr Blønde investiront les espaces visuels — cohérence oblige.
Dix ans d’existence dans un paysage festivalier qui a vu tomber des dizaines d’autres, c’est une forme de résistance. Les Landes ne sont pas Ibiza, pas Barcelone — et c’est justement pour ça que ça marche. Le cadre fait partie du son. Les pistes de danse à ciel ouvert, le sable, la lumière rasante du soir sur l’océan : le décor n’est pas un décor, il est une composante sonore à part entière. Ceux qui y ont dansé une fois comprennent pourquoi on y revient. La programmation complète est désormais disponible — et si l’édition 2025 a posé des bases solides, 2026 s’annonce comme l’édition de la confirmation, celle où l’on mesure ce que dix ans de construction produisent quand tout est aligné.