Petit Biscuit annule sa tournée en Asie-Pacifique et se confie sur sa santé mentale
Le producteur français renonce à ses dates en Australie et en Indonésie, à deux jours du premier concert. Dans un message publié ce mercredi, il confie une santé mentale dégradée depuis plusieurs années et des crises de panique qui ne le quittent plus.
On l’a connu adolescent, prodige rouennais qui composait « Sunset Lover » dans sa chambre à quinze ans, un morceau qui approche aujourd’hui le milliard d’écoutes. Dix ans plus tard, Mehdi Benjelloun choisit de dire ce que cette trajectoire a coûté.
Ce mercredi, il annonce renoncer à ses dates australiennes et indonésiennes, s’excusant auprès de ceux qui avaient déjà leur billet et des équipes locales qui avaient monté ces concerts. Il explique s’être longtemps tu par pudeur, avant de considérer qu’il devait à son public d’être honnête. Il décrit alors une santé mentale en déclin depuis plusieurs années, des moments de joie devenus difficiles à savourer, des crises de panique qui n’ont jamais cessé et se sont même aggravées. Il dit aussi mesurer la chance de vivre de sa musique, et c’est peut-être cette nuance qui frappe le plus : la gratitude n’annule pas l’épuisement.
L’ironie n’aura échappé à personne. Son prochain album s’appelle « Insomnia », il paraît le 21 octobre sur Écurie, son label, et il le décrit comme son disque le plus contemplatif, nourri de musiques de film et d’ambient. Un artiste qui a construit sa carrière hors des circuits traditionnels choisit de s’arrêter au moment où tout devait repartir. En quelques heures, les messages de soutien ont afflué, du public comme de ses pairs.