Cercle révèle une situation financière critique et annule son festival au Mexique

Cercle révèle une situation financière critique et annule son festival au Mexique

Cercle, le projet français qui a redéfini le live électronique en dix ans et 200 shows dans 31 pays, annonce traverser de graves difficultés financières. Le fondateur Derek Barbolla lance un appel aux dons et confirme l’annulation du festival prévu au Mexique.

 

Il y a dix ans, Derek Barbolla avait une intuition : et si la musique électronique s’invitait là où personne n’osait la convier ? Ben Böhmer suspendu au-dessus des cheminées de fée de Cappadoce, Boris Brejcha sous la verrière du Grand Palais, Monolink les pieds dans le sable blanc des Maldives. Cercle était né — un format audacieux, presque insolent, qui a redéfini les codes du live électronique. Plus de 200 productions dans 31 pays, des millions de spectateurs, une signature visuelle que l’industrie entière a copiée sans jamais vraiment l’égaler.
Aujourd’hui, l’aventure vacille.

 

Dans un communiqué publié ce 24 juin, le fondateur lève le voile : Cercle étouffe sous le poids de son propre modèle. Tourner dans des décors impossibles coûte une fortune. Offrir tout le contenu gratuitement a construit une communauté mondiale, mais n’a jamais suffi à couvrir la facture. Les événements physiques étaient censés combler l’écart — ils ne le comblent plus. Le festival prévu au Mexique est annulé, les billets remboursés sous 48 heures.

 

 

 

Ce qui rend cette annonce si difficile à recevoir, c’est ce que Cercle représente vraiment : trente-cinq personnes, une structure indépendante, et l’un des derniers projets de la scène à avoir constamment placé l’art avant le business. La question qu’il pose est cruelle mais nécessaire — peut-on encore exister, en 2026, en offrant tout sans rien demander en retour ?

 

Pour l’instant, la réponse est non.

 

Un appel aux dons est ouvert sur cercle.io. Parce que si Cercle disparaît, c’est une certaine idée de la musique électronique qui part avec.

 

Photographie par @maxime_chermat

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